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Ce poeme utilisant une chanson de Beau Dommage m’est venue comme idée pour souligner mon support pour le mouvement anti-Wallstreet. J’observe les protestataires et je les admire mais je me demande comment je pourrais retrouver cette foi dans l’idée qu’on peut changer les choses pour le mieux.

Cette chanson est Le blues d’la métropole de Beau Dommage. Pour un Québécois de ma génération cette chanson est magique. Automatiquement, il y une connexion qui se fait. Cette chanson capture simplement, sans trop dire, notre cheminement collectif et individuelle. Pour comprendre ceci, il faut être Québécois.

La beauté de la chanson est sa capture du cheminement social du Québec avec sa référence à l’Expo qui signifie le réveil d’un Québec qui soudainement ose rêver d’être une nation dans la confédération Canadienne et une nation à la table des autre nations.

Pour une minorité de Québécois cet idée de la nation était primordiale. Il n’y avait rien d’autres. La violence était même justifiable pour atteindre cet objectif.

Mais pour la majorité des Québécois, il y a avait un autre coté de la médaille soit le cheminement individuel que capture si bien cette chanson. Les Québécois se découvraient individuellement. Mais cette liberté l’accablait de doutes. Quand on a pu le gout et on est prêt à passer à autre chose, qu’est-ce qu’on fait ?

La chanson ne se termine pas avec une solution, une révélation ou un équilibre mais avec une mise en garde. Les Québécois sont bons avec les mises en garde. Cela résume nos peurs et la mesure de notre ambition. On tâte le terrain.

J’adore que dans cette mise en garde, Beau Dommage fait référence à l’ennui et non au désir ou à la justice. Divertissez nous et nous oublierons notre ambition. Alors le Québécois oublie sa langue et son patrimoine pendant qu’il regarde le hockey à la TV. Maintenant que le monde libre s’écroule, les Québécois n’ayant pas su sauver le Québec, que feront-ils ? Si il n’y a pas plus pain, est-ce que le hockey sera suffisant ?

Refrain

Voici ma réinterprétation d’aujourd’hui de cette chanson :

En deux mille six tout était beau
C’était l’année de Google c’était l’année de l’Euro
Chacun ses beaux rêves comme une belle photo
J’avais d’largent d’ins fonds mutuels fallais-tu être niaiseux

J’avais une maison pas mal jolie
A vendre comme celle de quatorze de mes amis
Parties pas capable de payer les dettes
Qui m’aurait dit que la banque allait un jour s’payer ma tête

Mais qu’est-ce qu’un gars peut faire
Quand y’a pus de quoi de payer une bière
Quand y’est tanné de jouer au chômeurs comme tous ses voisins
Tous ses rêves sont disparus pis moé non plus j’me r’connais plus
On est dix milles contre Wall Street
Avec le blues des métropoles

J’sais pus quoi dire à mes enfants non
Y sont rendus ou ben trop jeunes ou ben trop vieux
Y’en a deux trois qui sont déjà partis de chez eux
Même Walmart a embarqué mon fils ainé dans son troupeau

Refrain

J’avais un chum qui était correct lui
Mais j’le vois pu y’est en prison dans l’bout Québec
Y’a fait des démonstrations quand y’a perdu sa maison
Si j’désespère trop vous êtes ben mieux, vous êtes ben mieux d’faire attention, attention

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