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recruitLes riches et puissants ne sont pas stupides. Ils prennent des leçons de l’histoire et ils savent que le système actuel de la distribution de la richesse ne peut survivre à moins qu’il y ait une application d’une force continue et détournement de la conscience pour préserver ce système. Je publie cette parabole parce qu’elle est intéressante.

John Smith ignora la question de son prisonnier. Après un moment de silence, il demanda : Est-ce que vous connaissez l’histoire des 3 chats et des souris ? » Sans même attendre une réponse il enchaîna avec :

« Dans une maison cohabitaient trois chats. Pour éviter les troubles, chacun des chats étaient nourris individuellement et avaient sa propre assiette.

Malgré cela, un des chats lorgnait le plat de ses voisins. Il avait pourtant toute la nourriture qu’il pouvait manger. Il avait tout ce dont il avait besoin. Mais ce n’était pas suffisant. Il devait posséder les assiettes et la nourriture de ses deux compagnons.

Cette idée le rongeait tant, qu’il avait du mal à manger ce qu’on lui donnait. La suffisance créait une carence dans le fond de son ventre qui remplissait ses pensées de jalousie. Posséder ce qu’il ne lui appartenait pas et posséder ce dont il n’avait pas de besoin étaient maintenant les seuls pensées qui l’occupaient jours et nuits.

Il eut soudainement une idée. Après chaque repas, il commença à laisser des miettes de nourriture derrière lui sachant que des souris remarqueraient ce drôle de geste. Il eut raison mais les souris n’étaient pas folles. Elles soupçonnaient un piège. Elles ignorèrent donc la nourriture mais cela ne découragea pas le chat. Il continua à laisser des miettes derrière lui, un autre jour, une autre semaine, un autre mois… sachant que l’impératif du besoin saurait conquérir la nécessité de la prudence.

Il eut raison car un jour, une souris plus affamée qu’une autre ignora sa peur et sauta sur les miettes en question pour les manger. Toutes les autres souris observèrent cette souris s’attendant à ce qu’un chat surgisse soudainement pour la dévorer. Mais rien ne se passa.

Le jour suivant ce fut 2 souris qui eurent le courage nécessaire pour dévorer les miettes en question. Ce nombre grossit chaque jours et bientôt ces miettes devinrent parti du quotidien de toutes ces souris. On commença même à remercier dans les prières, leur mystérieux bienfaiteur; ce chat qui semblait aimer les souris.

Le chat en question n’avait pas été insouciant de la situation. Du coin d’un corridor, il observait chaque soir les souris qui sortaient de leurs trous pour prendre posession de ce mysterieux cadeau. Il sourit donc sachant qu’il avait gagné et qu’il était temps de tenter le destin et de prendre possession de son dû.

Un soir comme il était maintenant une tradition, il laissa des miettes derrière lui. Il observa les souris qui sortirent sans peur pour ramasser ces miettes et soudainement le chat sauta au milieu des souris. Il n’y eut aucune panique. La peur et la soudaineté de cette action figea les souris sur place et avant que les souris reprennent possession de leur sens et de leurs pattes, il leur dit :

« Bonjour mes petites. N’ayez pas peur car c’est moi votre bienfaiteur qui chaque soir donne un recul à la faim qui pourrait décimer vos familles. Je suis parmi vous car j’ai malheureusement peur de l’insuffisance de mes donations. Certainement un groupe de souris comme vous en pleine croissance a droit à plus de quelques miettes de mon assiette ? »

Une souris plus téméraire qu’une autre répondit : « Vous avez raison Monsieur le chat. Bien que votre charité nous aie aidé devant l’agression de la faim, nous vivons de miette à miette sans jamais pouvoir rien mettre de coté ayant toujours peur d’un lendemain moins généreux. »

« Ah mes petites, » déclara le chat qui voyait l’ouverture qu’il recherchait, « c’est bien ce que je pensais. J’aimerais tant vous aider mais je ne peux partager que ce que je possède et un seul plat de nourriture n’est suffisant que pour quelques miettes. »

Les souris baissèrent la tète prêtes à oublier cet soudaine idée de demander plus de miettes. « Nous sommes quand même reconnaissantes de votre charité. »

Le chat savait maintenant qu’il avait gagné. « Si je vous disais qu’il y a un moyen pour moi d’augmenter ma charité car il existe deux autres assiettes qui pourrait être utilisées. »

Le prochain soir, le chat se plaça devant les 3 assiettes et commença à manger tranquillement ignorant les 2 chats qui le regardèrent curieusement derrière lui. Il sentait leur colère augmenter devant ce vol et il sentit qu’à tout moment ils allaient sauter sur lui. Le chat se retourna pour les adresser :

« Á compter d’aujourd’hui, ces 3 plats et toute la nourriture qu’ils contiennent m’appartiennent. Si vous osez prendre ce qui m’appartient vous en subirez les conséquences. »

« Et qui va nous faire subir ces conséquences ? Toi seul contre 2 chats ? »

« Qui a dit que j’étais seul ? » Et à ce moment, tout alentour, les souris sortirent de leurs trous. Elles étaient partout. Sur les étagères, sur les chaises… Les 2 chats étaient entourés par ces souris menaçantes et cette menace était si inattendue que les 2 chats reculèrent et oublièrent leur revendication sur la nourriture qui avait toujours été la leur. »

Après avoir terminé cette histoire, John Smith demanda cette question à son prisonnier : « Vous savez c’est quoi la morale de cette histoire ? »

« Il y a une morale ? »

« Oui il y en a une et cette morale diffère si vous êtes une souris, deux chats ou un chat. La morale pour une souris est de se méfier de la charité surtout si cette charité résulte dans le fait que 2 chats vont apprendre de nouveau à avoir faim. Un chat qui a faim va apprendre à chasser les souris. Pour les deux chats, il devraient apprendre de ne jamais cesser d’avoir faim car cela invite l’agression et l’exploitation. Un chat qui dort est une proie qui se réveille. Pour le chat avare, il n’est pas sourd et il entend les cris de terreur des souris que les 2 chats chassent, capturent et dévorent. Il partage cette terreur car il sait que ce n’est qu’une question de temps avant que ces 2 chats ont assez de confiance dans leurs griffes pour revendiquer leur propriété tout en lui faisant subir leur vengeance. »

« Alors la morale est que les souris et le chat sont les perdants ? »

« Ce sera le cas pour les souris mais pas pour le chat car le chat n’est pas fou. Il a déjà négocier la protection du chien de la maison. Cela prend beaucoup de nourriture pour nourrir un chien. Le chat à la fin aura moins qu’avant mais il est quand même heureux car comprenez que son bonheur n’a jamais été motivé par le besoin mais plutôt par la possession. Il apprendra que pour tout posséder il faut être prêt à nourrir le chien.»

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