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Il y a une femme et une chaise roulante,
Chacune étant le support de l’autre.
Il y a un signe d’arrêt et un coin de rue,
Chacun étant le support de l’autre.
Cela fait un bien drôle de paysage
Quand passe la foule comme un orage.

Il n’y a personne qui s’arrête.
Ils semblent tous incapables de lire;
On se demande s’ils savent encore sourire;
Leurs pas battent au rythme de leur honte,
Tout ca parce que sur le coin d’une rue,
Il y a une femme et sa chaise roulante.

On dirait qu’elle est assise dans son coin,
Bien trop proche de tous ces gens,
Bien trop loin de leurs sentiments.
Quand elle regarde passer ces milliers
De pieds qui passent sans discontinuer
Sans jamais changer leur foulée,
Elle se sent de plus en plus loin
De tout ce monde qu’on a pavé de ciment.

Si elle savait regarder par-dessus les masses,
Par-dessus cette immense foule en marche,
Pour voir que le ciel et la terre sont prisonniers,
Et qu’il y a un grand vide pour les séparer
Où seul l’esprit peut pénétrer et s’envoler
Mais que seul l’amitié et l’amour peut combler.

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